Une poésie sur mon histoire
Dans le doux berceau des Clermonts, sous le ciel d'octobre éternel, Ma vie éclos, humble récit, en ce coin de Drôme, nature maternelle. Dans la ferme, aux murs chaleureux, je vis la première aube, Loin de l'hôpital, à onze kilomètres, la campagne fut ma matrice, ma corne d'aube.
Mes parents, en pleine campagne, avaient-ils rêvé d'une maternité ? Ou la ferme, tendre sanctuaire, fut le théâtre d'une naissance attendue ? Le vent caressait les champs, murmurant les secrets des Clermonts, Et c'est là, dans cette douce ferme, que la vie tissa mes premiers ponts.
Enfant sage, élevé au doux souffle de la campagne, L'éducation parentale, verticale, tissait des valeurs sans dédaigne. Près des grands-parents, figures bienveillantes, gardiennes du savoir ancestral, La vie s'épanouissait en ce coin de terre, hymne à l'amour familial.
Vers mes cinq ans, l'école primaire à Beaumont Monteux m'ouvrait ses portes, Un édifice moderne, agréable, où s'écrivait le premier chapitre de mon genre. Les camarades, les bancs, la cour, une année douce et sereine, Un souffle d'innocence, une école où le bonheur était la reine.
Mais le temps s'égrène, les vents de changement soufflent, Valence, préfecture de la Drôme, une nouvelle école s'installe. Chez les sœurs, au Clos Saint Joseph, un nouveau chapitre débute, Les ruelles de Valence deviennent le décor de ma suite.
Ainsi, dans la poésie de ma vie, chaque vers, chaque ligne, Raconte l'histoire d'une naissance dans la ferme, sous l'éclat d'octobre qui brille. Entre Beaumont Monteux et Valence, entre la campagne et la cité, Se tisse l'étoffe de mon existence, une poésie qui chante la douce mélodie du passé.