Nous étions allongé tous les quatre
C'était un après-midi d'été en 1956, à la ferme de mes parents, où le soleil faisait danser des étincelles sur chaque brin d'herbe. Mes frères et sœurs - Alain, Christiane, Colette - et moi, Jean Paul, nous avions décidé de profiter d'un moment de repos bien mérité. Étendus côte à côte dans l'ombre bienfaisante d'un châtaignier, nous laissons nos esprits flotter au gré des murmures du vent et du chant des oiseaux.
La chaleur de l'après-midi s'attardait sur la ferme, et nos corps, alanguis par la quiétude ambiante, se reposaient dans l'herbe fraîche. L'instant était paisible, un interlude harmonieux dans nos vies empreintes des travaux de la ferme. Cependant, le calme de cette journée estivale allait bientôt être rompu par une rencontre inattendue.
Sur les jambes d'Alain, une couleuvre, souple et élégante, fit son apparition. Mes yeux s'écarquillèrent tandis que je suivais sa progression gracieuse. Elle glissa avec assurance sur les membres de mon frère, puis sur ceux de mes sœurs, comme une visiteuse inattendue traversant notre petit havre de paix.
Lorsqu'elle atteignit mon ventre, nue par la surprise, une onde de tension parcourut notre petit groupe. Nous restâmes là, immobiles, captivés par la présence de cette créature qui semblait ignorer notre existence. La coulée continuait son chemin, nous laissant presque paralysés de crainte, le souffle suspendu dans l'attente de la suite de son exploration.
Le temps semblait s'étirer à l'infini alors que nous observions la couleuvre traversant nos jambes et mon ventre, tel un filigrane vivant. Chacun de nous retenait son souffle, presque hypnotisé par cette scène inattendue au cœur de notre moment de repos. Lorsqu'elle atteignit la fin de son parcours, nous relâchâmes un soupir collectif, sentant le poids de l'appréhension se dissiper.
Avec une grâce insoupçonnée, la coulée fait demi-tour et se dirigea vers le châtaignier, se glissant sous les feuilles, se fondant à nouveau dans l'ombre apaisante. Libérés de notre torpeur, nous nous levâmes précipitamment, nos cœurs battant la chamade, pour rejoindre nos parents et leur raconter cette aventure hors du commun.
Nos pas précipités nous conduisent vers le lieu où nos parents s'affairaient, et avec un mélange d'excitation et d'émotion, nous partageons notre rencontre avec la couleuvre. Leurs yeux pétillants d'amusement et leurs rires résonnèrent à l'unisson avec les échos de notre récit, et cette journée devint un chapitre mémorable dans le livre des souvenirs familiaux, une aventure estivale où la nature avait décidé de s'inviter dans notre espace de repos, laissant derrière elle le souvenir d'une rencontre inoubliable.
texte bis a voir
C'était un après-midi d'été en 1956, à la ferme de mes parents, où le soleil faisait danser des étincelles sur chaque brin d'herbe. Mes frères et sœurs - Alain, Christiane, Colette - et moi, Jean Paul, nous avions décidé de profiter d'un moment de repos bien mérité. Étendus côte à côte dans l'ombre bienfaisante d'un châtaignier, nous laissons nos esprits flotter au gré des murmures du vent et du chant des oiseaux.
La chaleur de l'après-midi s'attardait sur la ferme, et nos corps, alanguis par la quiétude ambiante, se reposaient dans l'herbe fraîche. L'instant était paisible, un interlude harmonieux dans nos vies empreintes des travaux de la ferme. Cependant, le calme de cette journée estivale allait bientôt être rompu par une rencontre inattendue.
Sur les jambes d'Alain, une couleuvre, souple et élégante, fit son apparition. Mes yeux s'écarquillèrent tandis que je suivais sa progression gracieuse. Elle glissa avec assurance sur les membres de mon frère, puis sur ceux de mes sœurs, comme une visiteuse inattendue traversant notre petit havre de paix.
Lorsqu'elle atteignit mon ventre, nue par la surprise, une onde de tension parcourut notre petit groupe. Nous restâmes là, immobiles, captivés par la présence de cette créature qui semblait ignorer notre existence. La coulée continuait son chemin, nous laissant presque paralysés de crainte, le souffle suspendu dans l'attente de la suite de son exploration.
Le temps semblait s'étirer à l'infini alors que nous observions la couleuvre traversant nos jambes et mon ventre, tel un filigrane vivant. Chacun de nous retenait son souffle, presque hypnotisé par cette scène inattendue au cœur de notre moment de repos. Lorsqu'elle atteignit la fin de son parcours, nous relâchâmes un soupir collectif, sentant le poids de l'appréhension se dissiper.
Avec une grâce insoupçonnée, la coulée fait demi-tour et se dirigea vers le châtaignier, se glissant sous les feuilles, se fondant à nouveau dans l'ombre apaisante. Libérés de notre torpeur, nous nous levâmes précipitamment, nos cœurs battant la chamade, pour rejoindre nos parents et leur raconter cette aventure hors du commun.
Nos pas précipités nous conduisent vers le lieu où nos parents s'affairaient, et avec un mélange d'excitation et d'émotion, nous partageons notre rencontre avec la couleuvre. Leurs yeux pétillants d'amusement et leurs rires résonnèrent à l'unisson avec les échos de notre récit, et cette journée devint un chapitre mémorable dans le livre des souvenirs familiaux, une aventure estivale où la nature avait décidé de s'inviter dans notre espace de repos, laissant derrière elle le souvenir d'une rencontre inoubliable.